En bref : en 2026, chaque euro versé sur un Plan d'épargne retraite (PER) avant 70 ans peut être déduit de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond égal à 10 % de vos revenus professionnels 2025 (au moins 4 710 €, au plus 37 680 €). L'économie d'impôt est égale au versement multiplié par votre taux marginal : 30 % de 4 710 € font 1 413 €. Mais l'argent est bloqué jusqu'à la retraite et le capital sera imposé à la sortie.
Information générale, pas un conseil personnalisé. Cet article présente les règles en vigueur au 16 octobre 2026. Votre situation peut être différente : pour une réponse officielle, contactez l'Assurance retraite (39 60), votre service des impôts ou un conseiller indépendant.
Comment fonctionne la déduction
Les versements volontaires sur un PER individuel ou d'entreprise sont déductibles par principe, sauf si vous y renoncez au moment du versement (Service-public.fr). Ils réduisent le revenu net imposable de l'année du versement. Pour un versement en 2026, la baisse d'impôt apparaîtra lors de la déclaration de 2027.
Le plafond 2026
| Votre situation | Plafond de déduction 2026 |
|---|---|
| Salarié | 10 % des revenus professionnels 2025 nets de frais, minimum 4 710 €, maximum 37 680 € |
| Sans activité ou retraité | 4 710 € |
| Indépendant | règles spécifiques (plafond « Madelin ») |
Ce plafond est réduit des cotisations obligatoires de retraite supplémentaire (PER obligatoire, ancien « article 83 ») et de l'abondement de l'employeur sur un PERECO. Il est augmenté des plafonds non utilisés des années précédentes. Nouveauté 2026 : la part non utilisée à partir de 2026 est reportable pendant 5 ans ; celle de 2024 et 2025 reste limitée à 3 ans.
Combien rapporte un versement ?
Exemples calculés avec notre calculateur PER et le barème 2026 :
| Foyer | Revenu net imposable | Versement | Économie d'impôt |
|---|---|---|---|
| Célibataire | 25 000 € | 3 000 € | 479 € |
| Célibataire | 40 000 € | 4 710 € | 1 413 € |
| Célibataire | 70 000 € | 7 000 € | 2 100 € |
| Couple, 2 enfants | 120 000 € | 10 000 € | 3 000 € |
Le premier exemple montre un effet souvent ignoré : à 11 % de TMI, l'économie (479 €) dépasse 11 % du versement, car la baisse du revenu augmente aussi la décote. À l'inverse, un versement qui vous fait descendre de tranche rapporte moins que « versement × TMI ».
Les pièges à éviter
- Une épargne bloquée : sauf accidents de la vie ou achat de la résidence principale, l'argent est disponible seulement à la retraite.
- Un impôt différé, pas supprimé : en sortie en capital, la part correspondant aux versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu (sans abattement de 10 %) ; les gains supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026).
- Une TMI identique à la retraite : si votre tranche à la retraite est la même qu'aujourd'hui, l'avantage se limite à un report d'impôt. Le PER est surtout intéressant à 30 % ou plus.
- Les frais : frais sur versement et frais de gestion annuels réduisent le rendement ; comparez les contrats.
- Après 70 ans : depuis 2026, les versements ne sont plus déductibles.
Couple : mutualiser les plafonds
Les couples mariés ou pacsés peuvent additionner leurs plafonds : si l'un verse beaucoup et que l'autre n'utilise pas son plafond, il suffit de cocher la case de mutualisation sur la déclaration de revenus. C'est utile quand les revenus du couple sont très différents.
En résumé : faut-il verser en 2026 ?
Oui si vous êtes imposé à 30 % ou plus, que vous n'aurez pas besoin de cette épargne avant la retraite et que vous anticipez une tranche plus basse ensuite. Pour d'autres façons d'améliorer votre retraite, voyez aussi notre guide sur le rachat de trimestres, lui aussi déductible.
Sources
- Service-public.fr – Plan d'épargne retraite (vérifié le 12 octobre 2026)
- BOFiP – Barème de l'impôt sur le revenu 2026
- Code général des impôts, article 163 quatervicies

